Mon carnet de Chine

 珍妮弗在中国:上海 !

 

Mardi 16 janvier 2007

En novembre dernier, notre Camille de Pekin, nous faisait partager sa decouverte d'un nouveau magazine, Vision, destine aux amateurs d'art, de photo, de mode, de deco etc.

Je suis tout de suite allee voir le site du magazine et j'avoue que la description de Camille et les images donnees sur le net m'ont tout de suite allechees! Amoureuse de belles images et de photo, mon grand souci est de pouvoir les garder sans pour autant inonder mon appartement de magazines entasses.

Mes studios parisiens ou lillois ont connu ce drame des piles de magazines, que finalement on ne prend plus le temps de potasser. Alors ma technique etait de ne garder que les pages qui m'interessaient, (meme si ca fait parfois mal au coeur de devoir mutiler certains magazines de qualite...) Ainsi je les gardais dans des classeurs, et je pouvais alors les regarder plus facilement a ma guise.

Donc voila, je voulais decouvrir ce magazine, mais dans les kiosques dans la rue, je ne le trouvais pas. Et puis, le temps passait et je n'y pensais plus.

Et puis, il y a eu samedi dernier. Je sortais de la galerie d'art ( cf post d'hier) et comme je n' avais pas envie de rentrer chez moi directement, j'ai regarde dans un guide s'il n'y avait pas quelque chose a voir, une curiosite dans le coin. Et mon guide a repondu oui. Je me dirige donc vers la Synagogue Ohel Moishe, non pas que je sois juive (et en plus c'etait samedi...), mais parce que le batiment a ete construit dans les annees 20 pour accueillir la communaute ashkenaze de Shanghai. Ce sont les juifs d'Irak, de Russie, d'Europe Centrale qui sont arrives la dans les annees 30. Pendant la guerre, les Japonais firent de ce quartier un ghetto.

Bon, c'etait sur ma route, pourquoi pas? Mais les grilles etaient fermees, et a part une petite plaque, je n'ai rien pu voir. Tant pis, je rebrousse chemin et fais une boucle pour eviter de faire demi- tour. Je longe une rue, une rue que je prends toujours en bus en sortant du boulot.

Je passe devant un kiosque et soudain, je le vois. Il etait la, il m'attendait, le numero de janvier de Vision.

Un enorme pave de plusieurs centaines de pages, avec du papier tout doux et epais, qu'on n' ose pas martyriser. Des articles en tout genre, des themes traites en photo et je suis tombee sur un photographe que j'aime beaucoup, Michael Wolf, notamment parce qu'il a fait beaucoup de series sur Hong- Kong. Et je retrouve beaucoup de Shanghai dans ses photos. Ils ont repris quelques photos sur le theme de la densite dans l'architecture.

Depuis, mon tresor trone sur ma table de nuit, et je me regale les yeux chaque soir avant de me coucher.

Merci Camille pour ta decouverte, tu as fait une nouvelle heureuse!

par Jennifer en Chine publié dans : Mes lectures
Mercredi 2 août 2006

" Seven yeaaars in Taaaaïïïïbet....A film byyyy Jean-Jack Annauuud....withzzz...Brrrad Pitt...."

Il y a quelques mois, j'ai trouvé le DVD de "7 ans au Tibet" pour pas cher sur je ne sais plus quel site. Un film excellent! Je l'avais pas vu depuis....sa sortie sans doute...enfin, sa sortie sur TF1 je veux dire...

Alors j'ai cherché les notes d'Heinrich Harrer (joué par Brad Pitt), pensant que jamais je ne trouverais ça...Mais, comme quoi, l'industrie du cinéma a des bons côtés: les notes de voyage d'Harrer ont été rééditées grâce au film. Seul inconvénient: sur la couverture, il faut accepter d'avoir la tête de Brad Pitt dessus...Enfin, il y a pire comme désagrément!

D'ailleurs, Harrer est mort cette année, à 94 ans. La tsampa et le thé au beurre rance, ça conserve.

Au cas où un de mes lecteurs n'auraient pas lu ses notes ou vu le film, je raconte quand même l'histoire:

Heinrich Harrer est autrichien, un SS alpiniste en quelque sorte, très doué. Himmler le choisit pour faire parti de l'expédition de l'ascension du Nanga Parbat, au Cachemire, dans la région du "berceau de la race aryenne".

Mais en 1939, la guerre éclate, et les forces britanniques de Karachi l'emprisonne. En 1944, sa 5ème tentative d'évasion est la bonne. Il choisit le Tibet comme destination et entame, avec son chef d'expédition Aufschnaiter qu'il retrouve par hasard sur sa route vers le Tibet, une longue marche à travers l'Himalaya.

Au programme: rencontre avec les nomades, les brigands, les ours, la tsampa, le froid, la faim....Plus de 2000 km avant d'atteindre Lhassa, la capitale du Tibet.

Là, il deviendra l'ami du jeune Dalaï-Lama et sera pour lui comme son précepteur, une fenêtre sur le monde, jusqu'à l'invasion du Tibet par la Chine, en 1951. Mais jusqu'à la mort d'Harrer cette année, ils n'ont cessé de se voir et d'entretenir cette amitié.

En plus de ses notes, il est intéressant de voir le film pour les commentaires très intéressants de Jean-Jacques Annaud, pour savoir comment ils ont fait le film, les difficultés avec le gouvernement chinois, et pour voir en image une replique fidèle de la vie des tibétains de Lhassa de l'époque.

par Jennifer-en-Chine publié dans : Mes lectures
Mardi 1 août 2006

C'est en me baladant (non...pas par hasard) dans le rayon Littérature Etrangère de la FNAC que je suis tombée sur cet auteur chinois: Lao She. Ma culture en littérature chinoise étant à ses prémices, je ne le connaissais pas. Or, il doit être quelqu'un d'important étant donné le nombre de titres!

Je regarde les quatrièmes de couverture pour me décider...Tous les livres sont du très bon éditeur Picquier, pour tous ceux qui s'intéressent à l'Asie....mmmm...."Le Pousse- Pousse"...."le plus célèbre roman de LAO She...aventures de Siang-tse le Chameau" ...tiens! tiens!!!...."dans le Pékin des années trente...."...." le roman du petit peuple de Pékin, un Pékin aujourd'hui disparu...."

Ok, j'achète.

Ils sont forts ces éditeurs pour vous faire acheter des livres. Ils trouvent toujours les mots qui vont me plaire!

Alors, le pitch:

Siang-tse, jeune paysan orphelin, arrive à Pékin pour devenir le meilleur des pousses- pousses et même se faire de l'oseille dans cette industrie en devenant, pourquoi pas, loueur de pousses -pousses. Alors, on le suit, de désillusions en désillusions, dans sa misère...Mais on y découvre le quotidien des habitants de Pékin de cette époque, les conditions de vie, les loisirs, les fêtes...Et on rigole beaucoup!C'est beau, tragique parfois, drôle à d'autres moments, et on apprend beaucoup de choses.

Donc c'est un livre que je conseille pour tout ceux qui veulent, comme moi, découvrir la littérature chinoise, un peu mieux connaître la culture du pays, et pour tous les amoureux de Pékin!!!

par Jennifer-en-Chine publié dans : Mes lectures
 
 
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