Aujourd'hui, c'est mon dernier jour d'inactivité, de stand- by, bref de chômage. OUF!!! Vivement le travail! Le travail c'est la santé! Je déteste ne pas avoir un programme rempli entre 8h et 19h. Enfin si, la glande, ça a du bon (enfin je veux dire la "recherche active d'un emploi"), mais 7 semaines, c'est trop.
Ma seule satisfaction sera de faire partie des statistiques du chômage au mois de septembre! Rien que pour embêter le monde. Et j'aurais au moins accompli quelque chose!
Ce soir, je pars à Lille, pour une formation de 15 jours. Je termine le vendredi 8 au soir, et je décolle le lendemain pour Shanghai.
J'aurai un accès à internet sans doute limité, donc sûrement pas de billet jusqu'à mon arrivée. Enfin sait- on jamais, peut- être une photo par- ci par -là, la pensée du jour...
WOUAOUU!! Je suis impatiente de partir!!! J'espère que ces 15 jours vont passer vite!
A bientôt donc et rendez- vous pour mon 1er billet shanghaien, le dimanche 10 septembre!
Soutenu par la population, il réprouvait les avortements forcés.
Par Abel SEGRETIN. Libération
La condamnation est lourde, plus lourde que prévu pour l'activiste Chen Guangcheng ( Libération du 19 août). Quatre ans et trois mois de prison ferme, c'est ce qu'a décidé le tribunal chinois de sa petite ville de Yinan, dans le Shandong. Chen dénonçait les avortements forcés pratiqués par les fonctionnaires de sa région. «Nous sommes révoltés par ce verdict car toute la procédure a été entachée d'irrégularités», s'est exclamé Me Li Fangping, un de ses avocats. Ceux-ci ont été empêchés par la police de se rendre au procès. Les avocats commis d'office par les autorités n'ont formulé aucune objection aux accusations du tribunal.
Quotas. Officiellement, la condamnation du jeune activiste porte sur des «troubles à l'ordre public, dégradation volontaire des biens de l'Etat et obstruction de voies de circulation». Car Chen, qui était assigné à résidence depuis plusieurs mois, avait obtenu le soutien de nombreux habitants, venus manifester par centaines devant chez lui en février. Lors de leur dispersion, trois voitures de police avaient été retournées par la foule. Les autorités locales n'ont jamais pardonné ce mouvement populaire dirigé contre elles.
Pendant un temps en Chine, l'activiste avait été largement médiatisé. La presse nationale en avait fait un «champion du petit peuple», citant en exemple ce handicapé il est aveugle qui avait appris le droit en braille afin d'aider les défavorisés. Des milliers, sans doute plus de 10 000 femmes, ont subi des avortements forcés, parfois à huit mois de grossesse. Ces pratiques sont illégales, mais utilisées par les autorités locales pour ne pas dépasser leurs quotas et être sanctionnés par leurs supérieurs dans le cadre de la politique de l'enfant unique.
Test. Après que les autorités locales se sont retournées contre Chen, le black-out a été imposé dans la presse. Ce sont alors les médias étrangers et les internautes chinois qui ont pris le relais. Plusieurs juristes ont consacré tous leurs efforts à défendre Chen. Ils font partie de cette nouvelle génération d'activistes qui dénoncent les abus en matière de droits de l'homme en insistant sur le respect de la loi. Le cas de Chen était perçu par beaucoup comme un test de la capacité du gouvernement central à faire respecter l'Etat de droit, et à écouter la société civile. Mais une fois de plus ce sont de petits fonctionnaires locaux corrompus qui ont eu le dernier mot . Au risque d'affaiblir un peu plus la légitimité du pouvoir en place aux yeux de ses citoyens.
Voici une photo que j'ai prise lors de mon voyage en Chine, en avril de cette année. Je suis sur les remparts de Xian, côté Sud. J'ai volontairement cadré de façon à constater la pollution dans les villes chinoises. C'est comme une brume qui empêche de voir au delà de quelques centaines de mètres....
Le Premier Ministre japonais, Junichiro Koizumi, s'est rendu une fois de plus au sanctuaire Yasukuni, où reposent, entre autres soldats nippons, des criminels de guerre. Cette sixième visite alimente les tensions régionales, entre le Japon, la Chine et la Corée du Sud, mais c'est aussi une occasion de se pencher sur l'histoire et la culture communes de cette région de l'Asie.
Je vous propose des extraits d'un article intéressant d'un journal japonais, le Nihon Keizai Shimbun ( journal économique du Japon), paru dans Courrier International, qui apporte un regard intéressant sur les relations et les échanges culturels séculaires entre ces trois pays.
Les recherches comparatives sur les civilisations et les cultures de l’Asie orientale – dont font partie le Japon, la Chine et la Corée du Sud – se portent bien. Elles mettent en évidence, grâce aux échanges entre les chercheurs, des similitudes et des différences. Elles favorisent aussi la compréhension mutuelle. S’il existe des fossés profonds entre ces différents pays sur le plan politique, comme l’ont montré les récentes manifestations antijaponaises en Chine, les contacts dans le domaine culturel restent très fructueux.
[...]
Des chercheurs japonais et sud-coréens ont pu assister aux entretiens entre M. Yamaori (directeur du Centre de recherches internationales sur la culture japonaise) et M. Yi (l’ancien ministre de la Culture sud-coréen) lors d’un symposium international qui s’est tenu à Séoul en février dernier. Ils ont également pu participer à des discussions sur des thèmes aussi variés que l’économie, l’histoire et les arts traditionnels. Cette initiative entre dans le cadre du projet Civilisation, lancé en 2001 par le Centre de recherches internationales sur la culture japonaise. Ce projet repose sur les résultats des fouilles effectuées en Chine sur le site de Chengtoushan, dans la province du Hunan, ainsi que dans la région du cours moyen du Chang Jiang [ex-fleuve Bleu], dont s’est occupé le Centre de recherches en collaboration avec des chercheurs chinois. Grâce à ces fouilles, on a découvert des vestiges de rizières datant de quelque six mille ans. Il est apparu qu’ils étaient plus anciens que ceux de la province du Yunnan, jusqu’à présent considérés comme le berceau de la riziculture. L’analyse de grains de riz carbonisés trouvés sur les sites a également permis de déterminer qu’il s’agissait de la variété japonica, le riz que l’on trouve au Japon. [...]Ainsi, en remontant l’Histoire, on a pu découvrir des filiations entre les civilisations chinoise et japonaise.
De Séoul à Pékin, la culture nippone fascine
[...]Shuntaro Ito, professeur honoraire à l’université de Tokyo, note [...] que l’on “peut reconstituer une zone d’échanges culturels autour de la mer de Chine orientale”. Il prévoit de s’appuyer sur une conception de l’Histoire fondée sur les échanges entre civilisations, selon laquelle une nouvelle civilisation se crée à l’endroit où se croisent l’axe des ordonnées (les traditions) et celui des abscisses (l’influence des autres civilisations). La naissance de cette zone présuppose, selon lui, la “non-violence”, la “symbiose” et l’“élimination des différences”. [...] L’ancien Premier ministre japonais Yoshiro Mori et l’ancien chef du gouvernement sud-coréen Goh Kun ont assisté à un colloque qui s’est tenu en septembre 2004 à Lanzhou, dans la province chinoise du Gansu. Ils y ont adopté la “déclaration de Dunhuang”, qui a pour but de “réévaluer la civilisation d’Asie orientale, laquelle est caractérisée par l’harmonie”.
L’ancien ministre de l’Education nationale Akito Arima, qui représente les chercheurs, ne cache pas son enthousiasme. “Je voudrais que ce soit l’occasion de reconsidérer la civilisation de l’Asie orientale, marquée par le pluralisme et l’importance accordée à l’harmonie avec la nature, lance-t-il. J’espère que nos propositions auront des effets sur la politique de chaque pays”, souhaite pour sa part le Pr Heita Kawakatsu, du Centre de recherches internationales sur la culture du Japon, qui participait également à ce colloque.
La Chine, où l’animosité envers le Japon s’est clairement manifestée à l’occasion du problème des manuels scolaires, développe indéniablement un intérêt croissant pour la civilisation japonaise. I no bunka to jo no bunka [Culture de la volonté et culture des sentiments, éd. Chuo koron shinsha], ouvrage faisant le point à propos des travaux sur le Japon de seize chercheurs chinois, constate le succès remporté en Chine par les romans de Haruki Murakami ou par le feuilleton télévisé Tokyo Love Story. Le roman de Kyoichi Katayama Sekai no chushin de ai wo sakebu [Crier son amour au centre du monde], qui fut un best-seller au Japon, est sorti en mars 2004 en Chine, où il se vend également très bien. “On assiste à un essor de la culture nippone dans le domaine des mangas, des jeux électroniques, de la musique et de la mode. Mais la vision du Japon qu’a la jeune génération, responsable de cet engouement, est double. Elle est à la fois faite de sympathie et d’antipathie”, remarque l’écrivain Wang Min, professeur à l’université Hosei.
L’ancien ministre de la Culture sud-corée Yi Oryong a un jour qualifié l’Asie orientale de “zone culturelle du prunier”. Selon lui, “bien que chaque pays soit représenté par une fleur différente – la pivoine pour la Chine, le magnolia pour la Corée du Sud et la fleur de cerisier pour le Japon, le prunier jouit partout d’une grande popularité”. “Tous les pays de l’Asie orientale actuelle ont en commun un goût pour la philosophie classique de la Chine et pour la culture pop du Japon. Le risque, lorsqu’on est persuadé qu’il s’agit d’une même culture, c’est de ne pas aimer les différences qui existent”, souligne pour sa part M. Wang. S’appuyer sur les différences pour rechercher les similitudes, telle serait pourtant l’attitude souhaitable.
Article complet sur le site de Courrier International


