Je suis Jennifer. Après mon diplôme en poche, je suis partie à Shanghai pour y travailler dans une entreprise française tout en étudiant le chinois.

L'aventure avait commencé le 10 septembre 2006 (je suis maintenant en France) et je vous invite à la vivre avec moi, en parcourant mes articles qui ont pour toile de fond la Perle de l'Orient...

Texte libre

 

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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /2006 07:51

Dimanche dernier, un froid de canard laqué, mais un ciel bleu, vierge de tout nuage. Des coups de fils, des textos: " Un temps parfait pour aller en haut de la Jin Mao?"

Nous y allons vers 16h, 16h30, pour voir le soleil se coucher.

Apres etre monte jusqu'au 87eme etage, impossible d'aller au 88eme, le dernier etage.

"Ah non, ici c'est le bar, pour aller au 88eme, il faut redescendre au 1er et prendre un ticket."

Vous montez alors les 88 etages d'un seul coup, de quoi vous faire deboucher vos oreilles plusieurs fois. Une fois la haut:

"Alors il est ou notre appart?", " L'immeuble d'ou saute Tom Cruise dans Mission Impossible, c'est lequel?"

De la haut, on devine le bordel monstre de Puxi. On se retourne, et on decouvre les alignements de petits immeubles des nouveaux quartiers de Pudong. On remarque tous les trous aussi, des fondations de nouveaux immeubles.

A 200 metres en face, on voit la nouvelle tour en construction (photo), le World Financial Center, qu'on appelle tous ici le decapsuleur. On peut rester de longues minutes a regarder cette tour.

" Mais comment ils arrivent a faire des trucs comme ca? ", "Et tu imagines, pour monter les 3 grues, petit a petit?", " Regarde, il y a un ascenseur qui descend", " T'as vu le mec la bas, il est 400 metres de hauteur, sur une plateforme minuscule.", "Bon, on se prend un cafe?"

Par Jennifer en Chine - Publié dans : Mes expéditions
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /2006 07:14

Pour la fin de l'annee, la fac a organise un concours de chant....en chinois!

Chaque classe devait choisir une chanson, enfin les volontaires bien sur.

Je n'ai pas trop participe au choix de la chanson de ma classe, car on m'a dit que le concours commencait dans l'apres- midi.

"Ahhhh! Mais quel dommage....Je travaille l'apres midi....Je ne vais pas pouvoir participer..." dis- je de mon air le plus desole possible a mon indonesienne de deleguee.

Alors avant le concours, pendant le cours d'oral, ils repetaient la chanson, et je le faisais aussi. Car c'etait une jolie chanson, sur un air disco bien connu (que je n'arrive pas retrouver) et ca parle de chevaux qui courent sur la montagne.

"Allez maintenant, Jennifou toute seule", lanca la prof. Hum, heureusement ma copine de galere m'a accompagnee.

Hier, c'etait le grand jour. En sortant du boulot, mes colocs m'appellent pour me dire de venir a l'evenement car c'est bien sympa a voir.

J'arrive aux alentours de 19h, me disant que ma classe est surement deja passee, donc je ne risque pas de me faire attrapee par ma deleguee de classe pour chanter avec eux.

Je m'installe dans la salle, retrouve mes colocs qui sont en train de filmer les concurrents. Franchement, ca vaut le detour. La plupart des chansons sont des tubes du moment qu'on entend partout. Donc en fait, c'est plutot rigolo de voir des Japonais ou des Russes se dechainer sur de la varietoche chinoise.

Et la, il m'apercoit. Philippe. Un pote de ma classe. Il court vers moi, en compagnie de la deleguee et des autres de ma classe. " Viens Jennifou, on n'est pas encore passe!!! Tu chantes avec nous!!!"

La deleguee m'arrache le bras et devant son regard qui veut dire :" Je t'en supplie, il y en a pleins qui nous ont fait faux bond, il faut que tu viennes", je n'ai pas su resister...

Me voila donc a chanter dans une cage d'escalier une chanson dont je ne connais a peine les paroles.

Voila, c'est a nous. On a chante, nous fumes applaudis. On a crie un "Xin Nian Kuai Le" (Bonne annee). Le stress retomba.

En guise de lot, j'ai gagne un T- shirt de la SISU, ce qui me fait bien plaisir.

Nous fumes filmes aussi, mais je vous le dis d'avance: jamais la video ne sera visible sur mon blog!

Par Jennifer en Chine - Publié dans : Ma vie ici
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /2006 01:36

Voici Li LaoShi (Professeur Li), ma prof de Kou Yu, d'expression orale. Avec elle, on etudie le vocabulaire de la vie de tous les jours, des situations courantes: le travail, les etudes, les voyages, les reservations de train ou d'hotels, la temps qu'il fait, la maladie...

Mais le cours n'est pas tres bien fait... On apprend des mots nouveaux, on lit des dialogues, mais on ne discute pas vraiment entre nous, et c'est que j'attendais d'un cours de Kou Yu.

Alors l'oral, bah on le pratique comme on peut. Avec le facteur, le chauffeur de taxi, le marchand de la superette. Autant de situation ou souvent, les gens sont assez curieux et posent beaucoup de questions. Il ne faut pas etre timide et saisir l'occasion de pratiquer.

C'est peut etre anodin ce que je raconte, car apres tout, il n'y a rien d'extraordinaire a parler temperature avec son epicier. Et bien, ici, si. Car reussir a baragouiner du chinois, c'est deja pas mal, mais en plus comprendre ce qu'on nous dit, alors la, on est heureux pour la journee!

Ou alors, on saisit ce que les gens disent sur nous, pensant qu'on ne parle pas chinois. Hier, je suis passee devant une Chinoise qui a gueule a sa copine a l'autre bout de la rue:" He!! T'as vu?? Elle est tres grande!". Comme les Chinois crient tout le temps, si on ne comprend pas, on ne peut pas deviner qu'on parle de soi. Alors je me suis retournee vers la jeune fille, et lui a lance un sourire et un regard qui voulait dire: " He he, j'ai compris ce que t'as dit!!!" . Et la, d'abord, elle a fait des gros yeux, comme si elle venait de voir le Christ, ou Mao, puis elle a eclate de rire:" Ahhh AHHH!!! Tu comprends le chinois!!!"

Apres le dejeuner, souvent du cote de la fac, je prends deux bus pour aller au boulot. Avant de prendre le deuxieme bus, le rituel que je me suis instauree est de m'acheter une bouteille d'eau dans la superette du coin.

J'ai bien vu que l'epicier voulait me parler, mais evidemment une laowai ne sait pas parler chinois. Dommage, car je dois surement etre la seule etrangere a se balader dans son coin...

Une des premieres fois, il me dit combien je dois payer, et il fut etonne que je n'ai meme pas leve la tete pour regarder le montant en chiffres ecrits.

"Ah mais tu comprends le chinois???"

He he...

Puis, petit a petit, il a approfondi le contact:

" Tu viens de quel pays?"

Et comme il faisait tres froid ce jour la:

"Il fait tres froid aujourd'hui, non? brrrr!!!"

Et aujourd'il, il s'est enfin lache, j'ai a peine ouvert la porte du magasin qu'il me lance:

" C'est quoi ton nom?"

Je lui reponds.

"Ahh! Jennifou Xiao Jie" (Mademoiselle Jennifou)

Et hop, aye c'est parti:

" Tu parles chinois alors? Tu es etudiante? Et le Shanghaien, tu connais?"

Je lui dis que le madarin, c'est deja assez dur. Mais je lui sors les deux mots de shanghaien que je connais, qui veulent dire "Combien ca coute?"

La, il est mort de rire, donne des coups de coude a sa femme :" Tu vois, elle connait le shanghaien!"

La conversation s'est termine sur le temps qu'il fait, que, oui, il fait froid, mais je prefere ca a la pluie.

Un p'tit moment bien sympa qui redonne du courage pour etudier ses caracteres!

Par Jennifer en Chine - Publié dans : Ma vie ici
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /2006 07:04

Fornale, Bouboule pour les intimes, feu mon chien, de la ou tu es, ne lis pas ces lignes.

Je sais que le projet interessait plusieurs personnes, avides d'experiences culinaires les plus depaysantes qui soient, mais l'occasion s'est presentee, je n'ai pas pu resister: hier soir, j'ai mange du chien.

On s'assoit a une table, on choisit les plats.

"MMmmm, du poulet, bof."

 "Du boeuf? Ah, elle me dit qu'ils en ont plus. Ah tiens, ya du chien!"

"On en prend?"

"Bah on avait dit qu'on ferait ca avec les autres... Mais pourquoi pas! Allez on essaie!"

Et bien, mes amis, ce n'est pas mauvais du tout, c'est meme tres bon. On dirait du boeuf, en fait. Et la petite saveur supplementaire, je ne sais pas si c'est la viande en elle- meme ou la facon de cuisiner du restaurant.

La pauvre bete a bien ete prepare a la mode chinoise, c'est- a- dire, decoupee en menus morceaux, avec pleins d'os. Donc pour la degustation delicate, on repassera. Il faut etre temeraire, oublier l'enfance heureuse qu'on a eu a jouer avec son toutou aujourd' hui disparu, mettre un morceau entier dans la bouche, et recracher les os dans l'assiette.

Ce devait etre un petit specimen vu la petite taille des cotes que j'ai eu le plaisir de ronger, peut etre le chiwawa des voisins.

Oui, mes parents, en lisant ces lignes, vous realisez que vous ne reconnaissez plus votre fille, que je me suis trop chinoisee, et que maintenant, je crache meme les os dans l'assiette... Toute une education gachee en a peine 3 mois. Je vous promets, quand je reviendrai en France, je lirai le petit guide de bonnes manieres qu'on donne aux Chinois en vue des Jeux Olympiques, histoire de ne pas vous choquer.

 

Par Jennifer en Chine - Publié dans : La vie en Chine
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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /2006 05:10

Il y a une dizaine de jours, un samedi soir, en compagnie de quelques potes, je suis allee voir ce que le rock shanghaien underground a dans le ventre. Enfin, underground, c'est relatif. Ici, le rock est tres mal vu, juge subversif par les autorites et depuis plusieurs mois, les bars produisant des groupes de rocks ferment petit a petit... Alors underground ici, ca reste quand meme tres gentil.

Le rendez- vous a lieu a la sortie du metro Longcao lu, tout au sud- ouest de Shanghai. Hugo, l'initiateur de cette viree, nous emmene dans des rues sombres. "On reconnait l'endroit grace a la petite lumiere rouge a l'exterieur."

Sur les murs, nous constatons qu'en effet, nous approchons du Shanghai anti- consumeriste:

Quand nous entrons dans l'endroit, on dirait un ancien petit entrepot, redecore a la sauce rock a coups de posters et de photos d'idoles.

Le concert a deja commence. Se succederont 4 groupes. L'un sera plus oriente ska et c'est meme un laowai post-pubere qui chante. Pas fan. Mais les autres etaient bien sympas, ca change vraiment de ce qu'on entend d'habitude. L'un d'entre eux fera un des titres de Radiohead du tres rock Pablo Honey.

Autour de nous, des jeunes Chinois super lookes, qui sirotent de la Tsing Tao. Certains sautillent au rythme de la musique, d'autres sont affales sur les canapes. Mais l'engouement n'est aussi important que je l'aurais espere...Je pensais que la revolution se preparait derriere les murs...

Le ska ne leur parle pas du tout et la salle se vide un peu a ce moment la. Mais nous on aime bien, les groupes sont sympas a ecouter et l'endroit vraiment atypique. On reviendra. Merci Philippe pour les photos.

Par Jennifer en Chine - Publié dans : Mes expéditions
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 07:34

Voici un petite presentation comme il se doit de mon nouveau bijou, mon nouveau compagnon, mon nouveau joujou, l'objet de toute mon affection. Et la cause de ma faillite personnelle.

Mon Nikon D80!

Et j'en parle ici car je sais que certains amis qui se promenent a leurs heures perdues sur mon blog  voudraient connaitre ma nouvelle becane car ce sont des amoureux de la photo.

Voici sa tete maintenant:

Je suis passe de Canon chez Nikon et je ne le regrette pas du tout. Ayant toujours bosse avec un argentique, la manipulation etait ordinaire et donc ca ne necessite pas une nouvelle adaptation de ma part car ce sont mes debuts en numerique. Et puis passer au numerique, c'est presque repartir de zero, donc bon, zapper Canon n'était pas une infidélité.

En revanche, ce qui est troublant, c'est qu'auparavant, je n'avais pas autant de reglages possibles pour optimiser mes photos. Ca change de mes deux boutons d'ouverture et de vitesse...Allez trois, avec le choix de la mise au point...

Et le petit detail qui tue, et qu'il n'y a pas chez Canon: il y a deux molettes independantes pour la vitesse et l'ouverture chez Nikon. Alors que chez Canon, il y a une molette pour la vitesse, mais pour gerer le diaphragme, il faut appuyer sur un bouton + tourner la molette. Un petit detail, mais vachement pas pratique.

Oui, roooh je vous entends deja, le 400D aurait pu suffir, mais la prise en main est vraiment pas pareil et ce sont ces petites sommes de details qui font que j'ai choisi le Nikon. En plus, comme pour le D200, on peut acheter un grip.

J'ai achete le kit avec l'objectif 18-135 mm (qui doit correspondre a quelque chose comme du 28 -202, je n'ai pas calcule), ce qui me permet de travailler qu'avec un seul objectif (pour l'instant hi hi). Et je n'ai pas pu m'offrir celui avec la technologie VR (stabilisateur), il coutait le meme prix que le boitier. Hum!

L'ecran LCD est agreable, car grand, le meme que sur le D200 si je ne m'abuse.

Capteur 23,7 x 15,6 mm , 10.7 M de pixels. Le viseur est génial, un autre univers!

La prise en main est vraiment top, on a l'impression de tenir un vrai appareil photo dans les mains. Et son boitier en magnesium assure une certaine solidite.

Je n'ose pas non plus le trimballer dans mon sac à dos, comme je faisais pour l'ancien.

Si quelqu'un est intéressé par deux objectifs Canon EF, qu'il se manifeste...

Et soyez indulgent sur les photos que je vais publier, ce n'est  pas la bête qui fait le photographe, hélas...

Par Jennifer en Chine - Publié dans : Ma vie ici
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /2006 06:24

 

Voici une partie de la rue que je remonte tous les jours pour aller au boulot. Si vous ne regardez pas sur les cotés, ca va. Mais si vous tournez la tete pour voir ou les gens vivent, voila ce qu'on voit...Et c'est comme ca tout au long de la rue. Ce paysage désert est habité, preuve en est la petite lumiere au dernier étage de la maison.

En attendant la demolition.

 

Par Jennifer en Chine - Publié dans : Un jour, une photo...
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 09:30

Article publie sur le site web de Courrier International: http://www.courrierinternational.com

Les autorités chinoises ont décidé d'assouplir les conditions de travail des journalistes étrangers à l'occasion des Jeux olympiques de 2008. Une bonne nouvelle pour la liberté de la presse, mais une liberté à utiliser avec modération. Quant aux journalistes chinois, ils ne sont pas concernés.

"Le Premier ministre Wen Jiabao a rendu public, vendredi 1er décembre, un décret déterminant les conditions de travail des reporters étrangers lors des Jeux olympiques de 2008 à Pékin, et pendant toute la période préparatoire", rapporte le Quotidien du peuple. Le quotidien officiel publie le texte du décret, composé de neuf articles, dont le dernier précise que ce nouveau règlement est valable du 1er janvier 2007 au 17 octobre 2008.

Le nouveau règlement est destiné à faciliter le travail des journalistes étrangers qui veulent couvrir en Chine "les Jeux olympiques et des sujets annexes", annonce le décret. Les journalistes étrangers détenteurs d'une accréditation olympique et d'un passeport valide pourront entrer en Chine sans visa. Pour réaliser des interviews, ils n'auront besoin que de l'accord de la personne concernée, apprend-on dans le Quotidien du peuple.

[...]

Ainsi, l'autorisation de couvrir des "sujets annexes" signifie que les journalistes pourront "élargir leur travail au-delà des sujets sportifs pour toucher aux domaines politiques, économiques et sociaux".

[...]

Une nouvelle favorablement accueillie par le chef du bureau de CNN, Jaime Flor-Cruz, qui s'est réjoui de "l'influence des JO sur la Chine, qui fait de plus en plus preuve d'ouverture."

[...]

Pour Melinda Liu, chef du bureau de Newsweek à Pékin et présidente du club de la presse étrangère en Chine,"la portée de ce décret dépendra de son application réelle sur le terrain. Les principaux obstacles seront la culture de non-transparence des autorités locales et l'habitude de ne pas s'ouvrir aux étrangers."

[...]

Par ailleurs, souligne The Washington Post, les journalistes chinois "ne sont pas concernés par la nouvelle réglementation et restent soumis au contrôle et à la censure exercés par le Parti communiste sur toutes les publications et diffusions".

[...]

"Un manuel publié par le ministère de l'Intérieur à l'intention de la police de Pékin contient la simulation d'un dialogue entre un policier et un journaliste dans le cas hypothétique où ce dernier chercherait à s'informer sur la secte Falungong", relève The Washington Post, qui traduit ce passage. Dans ce dialogue fictif, le policier fait clairement remarquer au journaliste : "Vous êtes un journaliste sportif. Vous devez vous contenter de couvrir les Jeux olympiques." Et, quand le journaliste insiste sur l'intérêt qu'il porte au Falungong, le policier lui explique qu'il dépasse ses prérogatives et qu'en tant que journaliste étranger en Chine, il se doit de respecter la loi du pays. Pour finir, le journaliste est invité à suivre le policier.

Cliquer ici pour lire l'article complet.

Et a cote de ca, sur le meme site web, vous avez cet autre article...:

La province du Shanxi, en Chine, abonde en mines de charbon. Les conditions de travail y sont désastreuses et les accidents fréquents. Dernièrement, à Linfen, un coup de grisou a causé la mort de 24 personnes. Cette situation a fait du Shanxi “une destination très prisée des journalistes”, écrit Ming Pao, repris par le blog EastSouthWestNorth. “En 2005, une ville minière a vu passer plus de 70 équipes de journalistes […]. Ils ont été payés pour NE PAS faire état de la situation. Certains d’entre eux ont exigé plusieurs milliers de yuans, d’autres se sont contentés d’un plein d’essence.”

Par Jennifer en Chine - Publié dans : Actualité
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 00:56

Lundi soir, Yann Tiersen et sa bande de potes aux cheveux pas coiffes et a la barbe naissante (mmm!!!) se produisaient au Concert Hall de Shanghai. J'y suis allee en compagnie de copains de la fac, des Francais surtout, mais aussi quelques non- francophones avides de decouvertes musicales.

Dans la salle, j'ai retrouve Bilou/ Sebastien, qui est d'ailleurs le genereux donateur de la photo qui illustre cet article. Comment ca, j'ai un nouvel APN et je suis pas fichue de prendre des photos moi- meme? Bah non, j'ai des souvenirs de concert ou on n'avait pas le droit de photographier alors je ne l'avais pas sur moi...Et j'avais oublie qu'on etait en Chine ici...

Alors au depart, je ne savais pas trop si j'y allais ou pas. J'ai 3 ou 4 albums, Le phare, Rue des Cascades etc, je me souviens d'avoir passe pas mal de temps a les ecouter, je suis allee le voir en 2001 ou 2002 a Compiegne, j'en ai un bon souvenir, mais comme je n'avais pas suivi ce qu'il avait fait depuis, j'hesitais. Et puis finalement, comme des copains y allaient...Pourquoi pas?

Alors, le Concert Hall de Shanghai, situe au Sud de People Square, ressemble a une salle de theatre. Donc on etait assis. Soit. Un type accompagné d'une chinoise se met a parler sur la scene et remercie gracieusement le directeur de l'Alliance Francaise, de la Chambre de Co etc etc, "ainsi que notre sponsor le Royal Meridien et d'ailleurs vous pouvez y aller pour diner apres le spectacle"...

Bon maintenant, le concert. J'ai passe un super moment a revisiter les classiques de Tiersen, revus en version plus Rock. Maintenant, on a davantage l'impression de voir un groupe. Et j'ai ete seduite par cette evolution.

Par les classiques, j'entends Monochrome, Les Bras de Mer, la Terrasse....Et puis les solos de violon qui font frissonner... Gros flashback de 5 ans...

Parfois des airs de rock britons, des ruptures de rythme, des sons hallucinants du mec qui s'amuse avec sa guitare electrique toute plate, le violoncelle magnifique...

Seul bemol de la soiree, ce Tiersen est toujours aussi froid pendant ses concerts... En revanche, il peut pas mal echanger avec les spectateurs apres le concert. Mais pendant, c'est comme il y a 5 ans, un bonjour, un merci et au revoir. Dans le fond, ca me derange pas trop, meme si un Nihao ou un XieXie aurait ete rigolo. Le public etant compose majoritairement de Francais, c'est sur, il allait pas s'embeter avec ca.

D'ailleurs c'est interessant de constater que le public n'est pas du tout le meme que si on etait en France...Les expats francais...no comment.

Par Jennifer en Chine - Publié dans : Ma vie ici
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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /2006 23:54

Shanghai, un dimanche apres- midi. Il pleut. Que faire? Le musee de l'urbanisme? OK, c'est parti.

Situe sur People's square, le musee de l'urbanisme est finalement une ode a la gloire de Shanghai, de ses beaux immeubles, de ses centres commerciaux et de ses toilettes publiques. Ci-dessus, vous pouvez voir une photo de l'immense maquette qui reproduit toutes les constructions de Shanghai et represente la ville telle quelle sera lors de la prochaine decennie. On peut se balader tout autour et le but du jeu est de retrouver sa maison, et les lieux ou on a l'habitude d'aller.

Avec cette maquette, l'autre partie interessante du musee est le 1er etage ou l'on peut voir des photos de Shanghai du 19e et 20e siecle. Ils s'amusent aussi a comparer les lieux avec des photos d'aujourd'hui. Impressionnant de voir que Pudong n'etait qu'un immense marais...On voit donc les principaux lieux de Shanghai, leur evolution. C'est rigolo de voir le Shanghai d'Herge, avec les pousses- pousses avec leurs longues nattes, au milieu des voitures anglaises.

Et le reste, le reste...Shanghai, c'est beau, il y a des beaux immeubles partout, tout le monde vit dans de belles residences, tous les Chinois font leurs courses rue de Nankin...C'est un peu la propagande le message positif et federateur de la municipalite. La preparation de l'exposition universelle de 2010 est en grande partie a l'origine du phenomene. A better city, a better life.

Donc au lieu d'avoir des informations interessantes sur les prochaines constructions de Shanghai, les projets, leurs origines etc, on assiste a un lavage de cerveau.  On ressort de la un peu decu, decidemment convaincu qu'on nous raconte n'importe quoi...

Mais ca remplit une apres- midi, c'est une activite phare pour un shanghaien patriotique et pour les expat'  qui essaient d'occuper tant bien que mal leur petite famille lors d'un dimanche pluvieux.

Par Jennifer en Chine - Publié dans : La vie en Chine
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