Mon carnet de Chine

 珍妮弗在中国:上海 !

 

Dimanche 21 janvier 2007

Starbucks sera peut- etre banni de la Cite Interdite, a Pekin. (Liberation)
C'est un presentateur de tele qui a cree le mouvement de contestation jugeant que «sa présence dans la Cité interdite, symbole de la civilisation chinoise, n'est plus de la mondialisation mais un piétinement de notre culture», est une «insulte», une «contamination» de la culture chinoise.
 
Relativement discret, derrière une façade chinoise rouge et vert, le Starbucks de la Cité interdite côtoie des fast-foods, une douzaine d'autres coffee shops et même un Jazz Island Coffee Store, tout aussi occidental. Mais c'est l'enseigne américaine, omniprésente avec 206 cafés disséminés dans tout le pays, dont 50 à Pékin, et devenue le repaire des yuppies chinois, qui cristallise le rejet sur fond de «sentiment grandissant de nationalisme», comme le souligne Xu Youyu, enseignant à l'Académie chinoise des sciences sociales.
Avant Starbucks, un autre géant américain, Kentucky Fried Chicken, avait dû plier sous le choc des cultures. Le fast-food de volaille, qui avait ouvert une succursale dans le parc de Behai, jardin royal à deux pas de la Cité interdite, n'avait pu obtenir le renouvellement de sa licence en 2002 après une vague de protestations continue.
 
Je suis plutot pour ce recul des fast- foods dans les sites historiques. Mais ce mouvement devrait s'etendre car ici, dans les grands villes, fast- foods et enseignes de multinationales poussent comme des champignons. Je n'ai rien en particulier contre les fast- foods, mais quand on marche 300 metres dans une ville comme Suzhou et que (je vous jure), dans le centre pieton, on voit un KFC tous les 100 metres, ca fait peur. Ajoutez a cela les Mac do, on se croirait presque dans le Disneyland du Hamburger.
 
Un conseil: ne jamais donner rendez vous a quelqu'un devant un KFC, c'est le meilleur moyen de ne jamais se trouver...
"Bah alors je t'attends, t'es ou?"
"Bah a cote du KFC, comme prevu, moi aussi je poirote"
"Bah non, pas possible, je suis devant le KFC..."
"Et merde..."
par Jennifer en Chine publié dans : Actualité
Vendredi 19 janvier 2007

J'ai lu sur le site de Liberation qu'un journaliste chinois a ete battu a mort au cours d'une enquete. Travaillant pour le quotidien "China Trade News", il enquetait dans les environs de Datong sur la dangerosité des mines de charbon privées, officiellement interdites mais très souvent tolérées par les autorités locales.

Le proprietaire d'une mine illegale l'aurait sequestre, ainsi que deux de ses collegues, dans son bureau. Il fut battu a mort par des "hommes" du proprietaire, qui ont l'air de faire la loi comme bon leur semble...

L'affaire a fait du bruit dans la presse chinoise et les autorités de la province, souvent soupçonnées de collusion avec les propriétaires de mines privées, l'ont accusé d'être un faux journaliste qui tentait de racketter les propriétaires de mines moyennant son silence, une pratique déjà observée à plusieurs reprises dans le Shanxi.

Une enquete est en cours, menee par l'Association des journalistes du Parti Communiste. Aucun autre organe n'est autorise a enqueter.

Cette histoire revele deux choses bien connues ici: le non- respect de la liberte de la presse et le probleme des proprietaires aises qui font leur loi eux- memes, pour peu qu'ils soient en bon contact avec les agents de l'Etat. Corruption, abus, ce sont eux qui regissent les provinces. Ils contournent les lois, amadouent les responsables politiques a l'odeur du Yuan...Pour seul objectif, le profit, au mepris notamment des conditions de travail dangereuses.

par Jennifer en Chine publié dans : Actualité
Lundi 8 janvier 2007

 

« Qui va sur la Grande Muraille conquiert la bravitude »

C'est beau comme une maxime de Confucius... ou de Jean- Pierre Raffarin, faut voir.

On ne peut pas lui en vouloir, aller sur la Grande Muraille en plein mois de janvier, ca fait claquer des dents et il y a de quoi en perdre son latin.

Ce soir, elle se prete au jeu des questions- reponses, a Pekin. Tout membre de la communaute francaise est cordialement invite. J'attends avec impatience un ptit compte- rendu de la part de ceux qui y iront participe.

 

par Jennifer en Chine publié dans : Actualité
Jeudi 7 décembre 2006

Article publie sur le site web de Courrier International: http://www.courrierinternational.com

Les autorités chinoises ont décidé d'assouplir les conditions de travail des journalistes étrangers à l'occasion des Jeux olympiques de 2008. Une bonne nouvelle pour la liberté de la presse, mais une liberté à utiliser avec modération. Quant aux journalistes chinois, ils ne sont pas concernés.

"Le Premier ministre Wen Jiabao a rendu public, vendredi 1er décembre, un décret déterminant les conditions de travail des reporters étrangers lors des Jeux olympiques de 2008 à Pékin, et pendant toute la période préparatoire", rapporte le Quotidien du peuple. Le quotidien officiel publie le texte du décret, composé de neuf articles, dont le dernier précise que ce nouveau règlement est valable du 1er janvier 2007 au 17 octobre 2008.

Le nouveau règlement est destiné à faciliter le travail des journalistes étrangers qui veulent couvrir en Chine "les Jeux olympiques et des sujets annexes", annonce le décret. Les journalistes étrangers détenteurs d'une accréditation olympique et d'un passeport valide pourront entrer en Chine sans visa. Pour réaliser des interviews, ils n'auront besoin que de l'accord de la personne concernée, apprend-on dans le Quotidien du peuple.

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Ainsi, l'autorisation de couvrir des "sujets annexes" signifie que les journalistes pourront "élargir leur travail au-delà des sujets sportifs pour toucher aux domaines politiques, économiques et sociaux".

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Une nouvelle favorablement accueillie par le chef du bureau de CNN, Jaime Flor-Cruz, qui s'est réjoui de "l'influence des JO sur la Chine, qui fait de plus en plus preuve d'ouverture."

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Pour Melinda Liu, chef du bureau de Newsweek à Pékin et présidente du club de la presse étrangère en Chine,"la portée de ce décret dépendra de son application réelle sur le terrain. Les principaux obstacles seront la culture de non-transparence des autorités locales et l'habitude de ne pas s'ouvrir aux étrangers."

[...]

Par ailleurs, souligne The Washington Post, les journalistes chinois "ne sont pas concernés par la nouvelle réglementation et restent soumis au contrôle et à la censure exercés par le Parti communiste sur toutes les publications et diffusions".

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"Un manuel publié par le ministère de l'Intérieur à l'intention de la police de Pékin contient la simulation d'un dialogue entre un policier et un journaliste dans le cas hypothétique où ce dernier chercherait à s'informer sur la secte Falungong", relève The Washington Post, qui traduit ce passage. Dans ce dialogue fictif, le policier fait clairement remarquer au journaliste : "Vous êtes un journaliste sportif. Vous devez vous contenter de couvrir les Jeux olympiques." Et, quand le journaliste insiste sur l'intérêt qu'il porte au Falungong, le policier lui explique qu'il dépasse ses prérogatives et qu'en tant que journaliste étranger en Chine, il se doit de respecter la loi du pays. Pour finir, le journaliste est invité à suivre le policier.

Cliquer ici pour lire l'article complet.

Et a cote de ca, sur le meme site web, vous avez cet autre article...:

La province du Shanxi, en Chine, abonde en mines de charbon. Les conditions de travail y sont désastreuses et les accidents fréquents. Dernièrement, à Linfen, un coup de grisou a causé la mort de 24 personnes. Cette situation a fait du Shanxi “une destination très prisée des journalistes”, écrit Ming Pao, repris par le blog EastSouthWestNorth. “En 2005, une ville minière a vu passer plus de 70 équipes de journalistes […]. Ils ont été payés pour NE PAS faire état de la situation. Certains d’entre eux ont exigé plusieurs milliers de yuans, d’autres se sont contentés d’un plein d’essence.”

par Jennifer en Chine publié dans : Actualité
Dimanche 15 octobre 2006

Donatien (cf ma liste de blogs) m'avait dit que Wikipedia était de nouveau accessible depuis la Chine. Source à prendre avec des pincettes, j'aime le principe de ce site.

Et j'ai tapé "manifestations Tian An Men", et aucun problème pour y accéder.

Je ne sais pas trop ce qui fait qu'un site soit de nouveau accessible... Le gars chargé de la censure au bureau de Pékin s'est endormi, son coude a glissé et a appuyé sur le mauvais bouton?

Je ne sais pas si tous les liens sont accessibles, et pour combien de temps, mais je vais en profiter!

Alors, Tombouctou, c'est dans quel pays ça? ...mmmmm

par Jennifer en Chine publié dans : Actualité
 
 
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