Depuis le passage de mon blog en version 2 d'Over-Blog, je peux voir dans mes statistiques d'ou viennent les gens qui cliquent sur
mon blog: les habitues (la majorite), ceux qui trouvent le nom de mon blog sur un autre site internet ou ceux qui tombent dessus par hasard, via une recherche sous Google.
Alors c'est rigolo de voir ce qui les gens ont tape sous Google.
Rigolo une fois, parce que parfois, les gens ont des requetes vraiment bizarres, et rigolo deux fois, parce que je me demande comment ca se fait qu'on puisse acceder a mon blog
via ces requetes...
Pour mon petit plaisir, je vous propose quelques exemples:
Dans le genre qui est en rapport avec mon blog:
- Jennifer en Chine (impossible d'etre plus direct. Ca ne peut etre que moi)
- Jin Mao (la plus haute tour de Chine, mais ce n'est plus le cas depuis quelques semaines, le Financial Center qui pousse juste a cote vient enfin de la
depasser!)
- 7 ans au Tibet (oui j'avais parle du bouquin il y a bien longtemps)
- Carte de Shanghai
- le signe du bonheur (fu) en rouge
- Blogs de Francais en Chine
- Cerisier Chine
- Boutons ascenseurs (le fameux chiffre 4 interdit dans mon immeuble, symbole de mort)
- Preparation des JO Chine
- Pagode des six harmonies a Hangzhou (il y a des passionnes, dites moi)
- Paris baguette (en bas de chez moi)
Dans le genre "je comprends que ca mene sur mon blog, mais les gens sont un peu tordus":
- photo avec ou il y a ecrit le non Jenifer ( corrigez les fautes)
- entre mecs visite medicale (???? Ok, je parle de visite medicale, mais pas qu'entre mecs!)
- mange du rat en Chine
- Photo ou jenifer boit de l'eau
- Tortue bruit (les ames sensibles, dont ma mere, se souviennent de cet article...)
- vivre avec le bruit en Chine
Dans le genre "alors la, pourquoi ca mene a mon blog, je ne sais pas du tout! Et les gens sont toujours bizarres, parfois"
- abrutis de rue
- appartements americains
- argent australienne
- couple assis
- natation synchronisee
Google est vraiment une machine formidable...
La cuisine au wok, encore et toujours. Mais tellement bonne.
Beaucoup de petits restaurants font ainsi leur cuisine. Il y a une petite salle derriere, agrementee de quelques tables, de tabourets, et d'une tele (indispensable, voyons). Dehors, le cuisto
prepare les plats, son wok sur le feu, remuant les aliments avec sa louche et son art de les faire sauter (sans que rien ne tombe a cote). Devant, la nourriture est presentee dans des plats,
pratique pour faire sa selection, mais bof bof quand on se dit qu'il fait 30 degres dehors... Ainsi se cotoient le brocoli et la joue de poisson, les champignons et les nouilles.
Photo prise vers 18h, l'heure du diner.
C'est le debut du mois. Et comme tous les debuts de mois, il faut payer le loyer. Ce mois- ci, c'est mon tour, et apres les cours, je vais a la
banque munie de mon passeport, du numero de compte de mon proprio, Monsieur Li, et de ma liasse de 66 billets en coupure de 100 kuai (10 euros).
Je prends mon ticket pour la faire la queue, il n'y a "que" 20 personnes devant moi, c'est un bon jour. D'habitude, c'est plus! J'estime mon temps d'attente a environ 30 minutes, donc je sors un
bouquin pour patienter. Le 1158 passe. Je suis le 1177.
Au bout d'une demi- heure, le chiffre au-dessus du guichet indique le 1176, et une voix signale que le 1176 est demande. Youpi, c'est bientot a moi.
Et la, je vois un homme entrer, passer devant le guichet, en regardant les numeros. Je regarde ses mains, il n'a pas de ticket. Encore un "free rider" qui compte doubler tout le monde. Et il
attend a cote du 1176.
Moi, je me dis "non, encore quelqu'un qui va me doubler...". A savoir que le doublage dans les files d'attente, c'est un peu un sport national ici, on fait genre on ne remarque pas les autres, en
esperant que personne ne dira rien. et si on vous dit quelque chose, le plus souvent, on rigole betement en disant qu'on ne vous avait pas vu. Ne pas perdre la face. Bon, apres, ce genre de
choses arrive aussi en France, et tous les Chinois ne sont pas comme ca heureusement.
On appelle le 1177, et sans remarquer le tricheur, je me dirige vers le guichet. Et la, il me pousse avec son bras, car il veut ma place. Un peu violent l'ami.
Je lui dis gentiment " j'ai attendu, reviens plus tard". Mais il me tourne le dos. L'employe refuse de le servir, lui dit de me laisser la place. Il n'ecoute pas, commence a dire qu'il n'a pas le
temps d'attendre. Je tourne la tete, avec un air un peu abbatu vers les autres gens qui font la queue derriere moi, et en 3 secondes, certains commencent a l'engueuler.
Ah!! Youpi!! Une dispute!
L'employe appelle une responsable pour dire au client de partir, tandis que celui- ci reste accroche au guichet.
Au bouts de quelques instants, une dizaine de personnes sont autour de lui, a lui crier dessus. Lui repond que non, l'attente est trop longue. Et dans une de ses phrases, j'ai meme entendu
"etranger", "les Chinois"," ne pas attendre"... Mmm...Non, je ne vais pas faire de conclusions hatives sur ce qu'il a pu vouloir dire...
Bon, je m'en fiche, j'attends patiemment au milieu des cris. L'employe me fait signe de lui donner mon passeport et l'argent via la petite trappe. J'ai a peine le temps de glisser mon passeport
que le "doubleur" referme la trappe sur ma main.
Bon, la deja, j'aime beaucoup moins. Et les gens autour de moi sont outres de son attitude.
L'employe passe par un autre guichet pour que je lui donne cette fois- ci les billets, pendant que l'autre, plie en deux sur le guichet pour ne pas qu'on le bouge, se chamaille avec la
responsable et les autres Chinois qui le reprimandent tres fort.
L'employe de banque en finit avec mon depot, et me rend mon passeport. Je commence a avoir mal aux oreilles a cause des voix en colere de mes voisins. Quelques uns me font un signe pour me dire
que c'est bon, je peux partir tranquille. L'affaire est reglee.
Finalement, traine par 3 autres personnes, le mechant est mis dehors, en meme temps que je sors de la banque. Il marmonne des choses a mon avis pas tres sympas, tout en ramassant sa face qui en a
pris un sacre coup...
On ne serait pas vraiment a Shanghai si on n'assistait pas de temps en temps a de bonnes engueulades.
Dans cette rue, juste derrière ma résidence, les étalages débordent de pastèques qui continuent leur invasion jusque sur le bitume de la chaussée.

