Mon carnet de Chine

 珍妮弗在中国:上海 !

 

Mardi 28 novembre 2006

Voilà, je n'avais pas fait attention jusque là, mais près de mon arrêt de bus pour aller au boulot, j'ai vu cette pancarte indiquant le menu d'un restaurant.

Sur la deuxième ligne, il s'agit de ce que je traduirais par du "chien en marmite".

Miam! Dire que j'aurais pu en goûter sur l'île ShengSi (cf mon récit de ShengSi). Elevés à l'air marin, à la façon des moutons de l'île d'Oléron.

22 kuai...mmm..trop cher...

En tout cas, goûter de la cuisse de chien, c'est dans mon programme. J'en connais un qui est déjà de la partie. D'autres sont partants?

par Jennifer en Chine publié dans : La vie en Chine
Mercredi 22 novembre 2006

 

Je marche tranquillement, le nez au vent, l'appareil photo qui rebondit sur ma hanche au rythme de mes pas, l'espace d'un instant, j'oublie où je suis, j'oublie la censure, la torture, les discriminations, la propagande.

Il fait beau et je regarde les vélos, les vieux qui s'étirent, les jeunes avec leur portable.

Je pense aux Mac Do, Starbucks, KFC, Nike, Nokia.

Je pense à ces amoureux qui se tiennent la main ou qui se bécotent honteusement sur les bancs publics et a la nouvelle liberte qu'ils s'offrent de se caliner outrageusement dans la rue. (Nan, chuis pas jalouuuse!)

Je pense aux inégalités dans le système éducatif, de santé. Je pense à la corruption à tous les niveaux, du prof de fac au plus haut fonctionnaire.

Je pense à Gong Li, qui fait des pubs pour des matelas et pour l'Oréal. Les Chinois aussi le valent bien.

Je pense à ces chauffeurs de taxi, aux gens dans mon immeuble, dans la rue, qui veulent toujours savoir d'où je viens et si j'ai du parfum parisien sur moi.

Et je tourne la tête, et je le vois. Gloups! Il m'a entendu... Je pense trop fort...

par Jennifer en Chine publié dans : La vie en Chine
Mardi 14 novembre 2006

Aujourd'hui, j'ai commencé ma collection de business cards. Enfin, je la continue plus exactement, car j'en avais déjà deux. Mais aujourd'hui, 6 spécimens de la Bank of China m'ont donné successivement leur carte de visite. Hé oui, BOC est partenaire de JO de Pékin, alors les cartes sont toutes jolies, avec le logo des JO dessus.

Avez- vous déjà vu comment les Chinois se donnent leur carte? Il faut être debout, être bien en face de la personne, et tendre les deux mains pour recevoir la carte. Le Chinois vous la tend délicatement, avec les deux mains, tenant chaque côté de la carte, les pouces sur le dessus.

Alors quand on a aussi une carte, on met les deux cartes face à face et on les fait glisser pour qu'elles arrivent dans les mains de l'autre personne.

C'est assez déstabilisant quand en France, on joue plutôt à Cats Eyes avec, ou on vous la donne l'air de rien, sur un coin de table.

Ma chef, qui est chinoise, est allée récemment au siège en France, et elle m'a dit qu'elle avait bien rigolé quand elle a vu tous les Français lui tendrent leur carte, dès les présentations faites. Elle bosse dans un groupe français, donc elle connaît bien nos us et coutumes et sait que chez nous, on ne fait pas tant de chichi.

Je me suis faite surprendre tout à l'heure par  un des Chinois qui m'a tendu sa carte par dessus mon épaule en partant. J'ai failli me tordre le dos car je voulais recevoir sa carte comme il se doit mais se tourner à 180° degré quand on est assis sur une chaise pour bien tendre les deux mains, c'est sportif.

Lors de cette réunion, j'en ai profité pour regarder celle de mon grand patron (un Français) qui était avec nous, histoire de voir son nom chinois. Je n'ai reconnu que le premier caractère, qui est en fait la transcription chinoise de la 1ère syllabe de son nom de famille. Les deux autres caractères, c'est son prénom, qui n'a rien à voir avec son prénom français. Il faut juste qu'il soit joli et ait du sens. Apparemment, le sien veut dire "celui qui a la connaissance". Je vais l'appeler comme ça maintenant!

Alors ma chef chinoise m'a dit qu'il fallait absolument me trouver un nom chinois, parce que Jennifou, ça va bien 5 minutes.

" Ah bon? Je trouvais ça classe moi pourtant!" :-D

La 1ère syllabe de mon nom, c'est HO, donc j'ai proposé 欧 ou, qui est d'ailleurs le 1er caractère du nom de mon entreprise. On est corporate ou on ne l'est pas. De plus, ma chef m'a dit que c'était parfait et que c'est joli.

Maintenant, elle réfléchit à mon prénom. Elle doit sûrement hésiter entre quelque chose qui doit dire: "celle qui boit du café à longueur de journée" ou " la fille qui tente de parler aux cafards des toilettes"...

Hé oui, boîte française, mais les cafards des toilettes pour dames ne parlent que chinois...

par Jennifer en Chine publié dans : La vie en Chine
Lundi 13 novembre 2006

Article du site internet: Aujourd'hui la Chine"Un petit groupe d’internautes shanghaïens avait développé l’initiative très « peace and love » de donner l’accolade aux passants. Mal leur en a pris:Les contacts humains ne sont pas toujours faciles, lorsqu’on vit dans une grande métropole. Un groupe de jeunes Shanghaiens a essayé d’y remédier en proposant des accolades aux passants, en pleine rue. Jolie manière de retrouver cette proximité qui fait aujourd’hui défaut aux grandes villes chinoises.L’idée est née dans la province du Hunan, à Changsha, et elle s’est exportée jusqu’à Shanghai grâce aux vidéos personnelles qu’on met désormais facilement en ligne. Dans la capitale économique, Bai Gu, un internaute, a décidé de lancer l’activité à grande échelle. Sur un forum, il explique : "Tout le monde rencontre d’innombrables inconnus chaque jour et pour beaucoup, nous leur opposons un regard inquiet, froid et même hostile. Pour nous protéger, nous choisissons de mettre de la distance entre nous et les autres." Il professe cependant un message pacifique : "En fait, la plupart des inconnus sont sympas. Je pense qu’une accolade sincère peut recevoir plus de chaleur et de compréhension qu’une attitude d’aliénation, qui ne peut être que blessante." C’est pourquoi samedi dernier ils étaient une trentaine à s’être réunis sur Nanjing Lu, la rue commerçante au cœur de Shanghai. Brandissant des panneaux "Free hugs" (comprenez "Câlins gratuit"), le groupe a vite attiré l’attention et a fait quelques heureux, notamment chez les enfants ! Après vingt minutes plutôt cocasses et détendues, la police est intervenue et a embarqué les donneurs de réconfort en arguant d’un "trouble à l’ordre public". Certainement averties par les passants les plus âgés, qui regardaient cette soudaine libération des mœurs d’un œil réprobateur, les forces de l’ordre ont prié la joyeuse troupe de ne pas récidiver. Mais Bai Gu ne désarme pas : il promet d’autres initiatives pour retrouver un peu de chaleur humaine, dans les foules anonymes des grandes villes... "

(source : Shanghai Daily)

par Jennifer en Chine publié dans : La vie en Chine
Mardi 7 novembre 2006

En Chine, le top du top pour les échafaudages, c'est le bambou. Solide, il convient parfaitement pour les petites maisons ou les petits immeubles.

Et puis, réflexion bien digne de moi- même, c'est plus joli que des barres de fer.

Depuis plusieurs semaines, dans ma rue, je vois des tas de bambous un peu partout:

Et ils montent quand même haut sur les bambous, les monsieurs des bambous:

Alors sur une bonne centaine de mètres, des échafaudages en bambou quadrillent ma rue. Pour passer en dessous, les ouvriers ont dû se fier à leur taille, ce qui fait que j'ai toujours peur de prendre un bambou dans la figure, le matin, quand je ne suis pas encore caféinée et donc pas tout à fait réveillée...

par Jennifer en Chine publié dans : La vie en Chine
 
 
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